Peche au coup d’ablettes – Mystères sous la surface

Peche au coup d’ablettes – Mystères sous la surface

par 26 mars 2013 5 commentaires

La pêche au coup à l’ablette ou plus généralement de surface est une excellente école pour le pêcheur souhaitant améliorer sa technique au coup.

Les bénéfices sont nombreux et parfois cela donne de bien belles surprises… même en hiver.

 

Les tendances sont flagrantes. Certainement à juste titre, la pêche des beaux poissons est de plus en plus pratiquée, au détriment des autres.

Pourtant d’autres pêches au coup comme celles de la pêche à l’ablette ou de la surface sont non seulement intéressantes mais permettent également d’améliorer certaines capacités indispensables pour d’autres pratiques, même pour les plus gros poissons blancs.

Rappel régulier avec peu mais souvent, chercher la bonne hauteur d’eau, gestion des quantités d’amorces et esches, construire le coup,… cela ne vous évoque rien? Certains penseront certainement autant aux carpes qu’aux « zinzins ».

J’ai moi-même tendance à chercher les beaux poissons mais il faut de temps en temps re-pratiquer ces pêches dynamiques, rythmées et contairement aux apparences assez exigentes.

Je m’installe sur un coup proche de la maison.

Les eaux sont claires, le courant est moyen.

Comme je pêche seul je ne vais pas chercher les poissons très loin.La distance de pêche sera 10 mètres.

Le choix de l’amorce pour la surface est souvent stéréotypé : amorce légère et traçante jaune. Cependant, à cause de l’éclaircissement général des eaux , il est intéressant de foncer son mélange et de passer au brun. Cela permet de ne pas prendre de risque et de pourquoi pas prendre d’autres poissons…

Amorce du jour : Amorce « NETPECHE FRITURE » (équivalent à des mélanges du commerce avec 2/3 surface et 1/3 etang fine mouture) + tracif brun. Ce mélange destiné aux pêches de surface et de friture est de couleur brun foncé et traçant. Le nuage est amélioré  avec du tracix. La « NETPECHE FRITURE »  me permet de pêcher assez loin et assez profond (1m50 à 2m) pour pouvoir sélectionner les plus belles ablettes.

 

Esches:

1/8L de fouillis congelé est très suffisant pour 3H.

Il faut des esches régulièrement mais très-très peu à chaque fois, donc au final des faibles quantités.

Ces poissons se gavent très vite.

Pour l’hameçon, je dispose de fifises et quelques pinkies.

 

 

 

 

 

 

 

Lignes:

 

Poids : 4×12 et 4×14

 

Flotteur : Sensas Lucie. Forme symétrique et légèrement trapu. Il est stable et sensible.

 

Corps de ligne : 8/°°

 

Plombée : principale avec 6 à 10 plombs + 3 plombs 13

 

Bas de ligne : 8cm en 6/°°

 

Hameçon fin de fer 24 et 22

 

 

 

 

 

 

 

Je compte pêcher les ablettes pendant 3h. Autant le dire tout de suite, l’après-midi ne s’est pas passée comme prévu.

Après une heure de rappel, pas l’ombre d’une ablette ou même plus simplement du moindre animal aquatique à écailles. Pas la moindre activité. « Ca sent la capote ». Tant pis, même si dans  deux heures je dois être rentré à la maison, je décide de remballer et d’essayer un autre coup « vite fait ». Ca ne pourra pas être pire…

Trente minutes plus tard, je suis prêt à pêcher sur un poste que vous connaissez déjà:

Installation identique au poste précédent. Le courant est un peu plus fort et la ligne en 4×12 ne sera pas très utile car elle dérive trop vite (il faut suivre le courant et ne sourtout pas avoir à ralentir la ligne).

 

La gestion de l’amorce et du rappel est capitale pour cette pêche. Il faut tenir compte de différents paramètres: la taille des poissons recherchés, le courant et la couleur de l’eau.

-La taille des poissons. En général, les plus belles ablettes sont entre-deux-eaux. Plus on se rapproche de la surface plus elles risquent d’être petites. Ici, avec un mètre de profondeur elles pèsent une quinzaine de grammes alors qu’un mètre plus profond elles en font une trentaine.

-Le courant. Comme vous avez constaté dans la vidéo de bande annonce, le courant va de gauche à droite et les boules sont lancées en amont à gauche de la canne. En rapport avec la profondeur de pêche et à cause de la très grande légèreté de farines employées dans les mélanges de surface, plus le courant est important et la zone de pêche profonde, plus il faut amorcer en amont. Il est facile d’imaginer que lorsque la boulette d’amorce éclate en surface, le courant pousse les particules vers l’aval. Le temps que ces dernières arrivent dans 1m80 ou 2m de profondeur, elles auront parcouru quelques mètres en aval. Quand le courant est faible, on peut amorcer en face et pêcher 1 mètre en aval. Par contre dans un courant plus fort on peut amorcer jusqu’à 4-5 mètres en amont et avoir des touches 2 mètres en aval. Tout dépend du courant et du choix de la profondeur… Au pêcheur de s’adapter.

-La couleur de l’eau. Quand l’eau est claire et que le courant est lent, l’ombre portée par la canne sur l’eau fait fuir les poissons décollés. Il faut rallonger la bannière afin que le bout de canne ne soit jamais proche des poissons. L’ombre de la canne de doit pas passer ni sur les poissons, ni sur la trainée de particules d’amorces dans le courant.

Pleins de paramètres donc…

Au bout de 10 min de rappel 2mètres en amont, la pêche peut commencer sérieusement, « ouf j’évite la capote »,les premières ablettes mordent 1m50 en aval. Pratiquement un poisson à chaque coulée. La régularité du rappel (aussi bien en terme de fréquence que la précision du lancer) est primordiale sinon les poissons se déplacent et on peut les perdre très vite et il faut tout recommencer si « les boules sont lancées un peu partout ».

Après 20 minutes, des gardons s’intallent tranquillement sur le coup, décollés d’un mètre du fond. Plutôt étonnant pour la saison sur ce parcours. Ils pèsent 30 à 50 grammes. C’est encore mieux que les ablettes! Les fifises sur mon hameçon fin de fer 22 font des merveilles, même sur les gardons.

J’alterne gardons et ablettes. Si je ratte un ou deux rappels, je peux faire deux ou 3 coulées sans poisson. Je les retrouve grace à des nouveaux rappels plus réguliers. Plus d’une heure de pêche est passée et il me reste peu de temps.

Quel domage de ne pas avoir commencé directement sur ce parcours car il me reste seulement quinze minutes avant de remballer et je commence à toucher quelques gros gardons jusqu’à cent grammes… qui allourdissent bien plus vite la bourriche mais plus compliqués à prendre sans épuisette. Je pensais prendre que des ablettes et pensez-vous que j’aurais après mon premier gros gardon monté une épuisette?

Evidemment non.

Aujourd’hui la pêche à l’ablette en surface nous a apporté son lot de surprises et de mystères… Pourquoi sur la même rivière, à quelques kilomètres de distance seulement, peut-on passer du capot à une pêche plus fructueuse sans rien changer? En pleine saison d’accord mais pourquoi ces jolis gardons sont montés en surface en plein hiver? Pas facile de trouver des réponses…

Ce qui est sûr, c’est que cette pêche dynamique mais pas réservée qu’aux petits poissons et que sa pratique permet de s’améliorer dans la gestion des appâts, dextérité, recherche des poissons,…toute la pêche au coup.

Elle est praticable toute l’année et c’est bien plus qu’un sauve bredouille.

Je la repratiquerasi à nouveau dans la saison. Et vous?

 

 

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5 Commentaires jusqu'ici

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  1. LAFA Philippe
    #1 LAFA Philippe 11 mars, 2013, 07:01

    bravo pour ton site magnifique

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  2. Nico Guerin
    #2 Nico Guerin 13 mars, 2013, 12:10

    Bien Mika ça gère

    Répondre
  3. Pierre Charpentier
    #3 Pierre Charpentier 18 mars, 2013, 12:13

    Vraiment sympa ton site.
    Félicitation pour le petit Léo et à bientôt au bord de l’eau

    Répondre

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